Une famille fragmentée et des zones à défendre.
Famille fragmentée, c’est bien le terme. On y suit Clémence, ingénieure chez Bigmama, où elle travaille « …sur des projets d’enfouissement de déchets ménagers, partout en France. » Elle est de retour après cinq ans d’expatriation à Nouméa. Elle retrouve Tristan, son frère, plutôt marginal, qui voudrait écrire une œuvre… Et puis, il y a surtout sa mère, Sylvie, plus communément appelée « Bavmorda » complotiste à souhait. Alors forcément quand Clémence est chargée de piloter la création d’un centre de stockage de déchets à Saint-Romain, village dans lequel vit sa mère…ce n’est pas simple… « Sans le savoir, elle venait de tisser le premier fil d’une toile dans laquelle elle serait à la fois l’araignée tricotant ses mensonges, et la mouche s’engluant dans ses secrets. »
Une écriture riche et belle.
L’écriture se révèle aussi belle, riche et discrètement travaillée que l’était celle de son précédent opus. L’auteure fait de cette histoire forte et magistralement narrée une réflexion aux confins de l’intime et du politique. Le complotisme y est disséqué, les relations familiales démontées, et la loyauté finement étudiée. L’humour côtoie régulièrement la noirceur du monde. C’est parfois cocasse, souvent cynique, mais toujours juste. Les zones à défendre sont nombreuses et j’ose reprendre les termes de la quatrième de couverture : « Ce roman explore la bataille des récits… et fait le pari que, en s’assumant comme fiction, la littérature peut encore dire vrai. »
Mais un seul adjectif aurait suffi pour qualifier cet ouvrage : MA-GIS-TRAL.
Editeur : Flammarion
Date de Parution : 19 Août 2026
Nombre de pages : 352
Un immense merci aux Editions Flammarion pour cette lecture en avant-première.

















J’ai adoré Terres promises. Hors de question, donc, de faire l’impasse sur celui-là, malgré en effet la différence de thématique : je fais confiance à l’écriture de l’auteure.
Vous pouvez et la construction est très intéressante également.