Une préface très intéressante.

Dès la préface j’ai été emportée en lisant ces mots signés de Pauline Garcia et Alejandro Ferrer Nieto « Pour la maison, « Vulcain » est également une façon de se tourner vers l’avenir car ce recueil, David nous en a confié la direction à nous, assistants d’édition et futurs éditeurs. » Pour moi, enseignante dans une autre vie, la transmission est essentielle et cette démarche de l’éditeur absolument remarquable. La suite est tout aussi intéressante.

Des récits décalés et drôles.

J’ai beaucoup aimé ces récits, tous plus ou moins décalés, autour du Dieu Vulcain, qu’il soit en burn-out et coincé dans un réfrigérateur, rocker, fabricant de guitares électriques ou encore un Vulcain sosie d’un autre « Copyleft David Meulemans » et celui, pas mal non plus, inscrit sur un site de rencontres. Et je ne parle pas du Vulcain concepteur d’un fauteuil « …cet objet englueur d’arrière-train… » à l’attention de Junon, sa mère. « En tout cas, grâce à ce terrible trône, elle allait comprendre sa douleur” comme le lui avait assez jovialement annoncé son fils sur un enregistrement qui s’était déclenché dès que le fauteuil l’avait emprisonnée. » Et tous les autres textes… sauf un qui m’aura laissée au bord des pages. Mon âge avancé n’aura vraisemblablement pas été en mesure d’adhérer.

Des écritures diverses mais belles, poétiques, fantastiques.

On retrouve dans chacune de ces nouvelles la belle écriture des forgeron.ne.s, poétique, fantastique, drôle et alerte. On y retrouve aussi ce ton particulier quelque peu déjanté, bourré d’humour et des clins d’œil souvent cocasses qui illustrent parfaitement l’esprit de la maison.

Cet ouvrage est une très belle réussite et je m’incline devant le talent naissant de Pauline et Alejandro qui ont mené à bien cette mission confiée par leur « maître ». Bravo à tous !