La chambre Ouest.
Lire ce roman c’est se retrouver dans la chambre ouest, pièce dédiée à Rōśa, la grand-mère en fin de vie de la narratrice . Cette dernière est revenue vivre à Maj, le village de son enfance dans les Beskides, pour l’entourer de sa tendresse. Son amie Ann est là aussi pour l’aider à réchauffer le corps de la vieille femme. De son côté le grand-père s’emploie à réparer la maison, vieille, elle aussi, malade, elle aussi, froide, elle aussi.
Quand la mort côtoie la vie.
Dans ce récit la mort côtoie la vie, comme l’humain, l’animal, et la beauté, la laideur. Il y a les animaux, les vaches mais aussi les araignées et les fourmis que Rōśa garde dans sa chambre, « Grand-mère ne peut résister au vivant. Elle inviterait et accueillerait volontiers chez elle, dans la chambre ouest, tout ce qui vit. » Il y a la douceur des femmes, le travail des hommes, la beauté des paysages « La végétation n’a pas le temps de s’ébrouer de la rosée. L’herbe fauchée sur le coteau pourrit. Dès l’aube, la brume sort de la forêt et lèche le village de sa large langue. » Il y a la lumière et la canicule, les travaux pour le chauffage, et l’ensemble se fait personnage.
Des chapitres très courts.
Et toutes ces vies s’écoulent au rythme soutenu des chapitres très courts, peuplés de l’écriture remarquable de l’auteur. D’une beauté peu commune, elle raconte des événements, des aventures, des ressentis. Sensuelle, elle parle aussi des corps qui se lovent « J’enlace Ann, son dos épouse parfaitement mon corps. Elle plie les jambes. Je plie les miennes. Nos corps se moulent l’un à l’autre. » Elle y dépeint l’amour sous toutes ses formes.
Cet ouvrage, éloigné de mes lectures habituelles, fut comme un chant, le prolongement de la si belle et chatoyante couverture. Une passionnante découverte.
Editeur : Noir sur Blanc
Date de Parution : 15 Janvier 2026
Nombre de pages : 272
Je remercie chaleureusement Babelio et les Editions Noir sur Blanc
pour cette magnifique lecture.
















