Les Wilcox.

Il y a Sandy (Alexander) qui travaille dans un cabinet d’avocats, Naomi, son ex-femme, géophysicienne qui vit avec sa compagne Tilda. Et puis les enfants : Patrick, parti au Tibet pour devenir moine, Winter, avocate spécialisée dans la défense des sans-papiers et Béring, tuée en Cisjordanie par un tireur d’élite israélien. Vous savez tout, ou presque des personnages.

Une histoire de famille, mais aussi de l’Amérique.

Sur six cents pages, nous allons assister à travers l’histoire des membres de cette famille à celle en réalité de l’Amérique. Une vie faite de points noirs, de doutes, de traumatismes. Là où nous attendions une vie rêvée, nous trouvons tout ce qui gâche la fête : les problèmes liés au racisme, à la religion – ou plutôt aux religions – aux inégalités sociales. Et comme ce récit est très complet, nous avons aussi droit à des avis sur le climat et ses dérives, ainsi que sur le conflit israëlo-palestinien.

Un roman original et émouvant.

C’est un roman émouvant et très original, vraiment bien écrit, à la construction novatrice. Toutefois – mais il s’agit là bien évidemment de mon seul point de vue – je pense qu’il eût été plus percutant, plus passionnant, plus persuasif, s’il avait été élagué de quelques deux cents pages voire plus. Je l’avoue, j’aime le court et là… je lui trouve, naturellement, des longueurs qui auraient pu être évitées.

Mais je suis particulièrement heureuse de la découverte de cet ouvrage très fort qui m’a sortie de mes habitudes de lecture.