Chroniques Littéraires

Un Bonheur que je ne souhaite à personne – Samuel LE BIHAN

Un Bonheur que je ne souhaite à personne – Samuel LE BIHAN

Avis : ★★★★★

De Samuel Le Bihan, je connaissais les talents d’acteur. De lui, je n’avais jamais oublié le regard empli d’amour, de tendresse, de bienveillance qu’il portait sur Nathalie Baye dans le film « Vénus Beauté (Institut) ». Aujourd’hui, je découvre un magnifique écrivain.

 

Laura, l’héroïne – et je peux vous dire que là le mot prend tout son sens – est maman de deux garçons : Ben, adolescent et César, atteint d’autisme. « L’autisme n’est pas une maladie, mais une différence » a écrit Olivier Liron dans son deuxième roman et Laura se bat justement pour que cette différence n’empêche pas César d’être heureux, pour qu’elle soit prise en compte, pour que la vie lui apporte, à lui comme aux autres, ce qu’il est en droit d’en attendre.

Elle souhaite le meilleur pour son fils mais se trouve confrontée, chaque jour, aux difficultés liées à une société plus adaptée à « la norme ». Pourtant, rien ne l’arrête, elle a pour objectif de permettre à César d’être scolarisé à l’école de la République et le chemin sera difficile.

Pour avoir usé mes fonds de culotte sur les bancs de l’Education nationale, tant en qualité d’enseignante que d’administrative, je sais combien tous les propos de l’auteur sont vrais.

Je connais les difficultés pour obtenir un AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire), pour le garder, je connais les difficultés liées à leur formation, je connais aussi celles des enseignants confrontés à une pathologie qui ne leur est pas obligatoirement familière.

J’ai beaucoup aimé ce roman et à plus d’un titre. Dans la forme, l’écriture, simple, fluide, juste, rend la lecture aisée et plaisante. Dans le fond, chaque personnage est étudié avec une grande minutie, les sentiments sont abordés de manière à la fois précise et approfondie. La douleur, le chagrin, les difficultés vécus aux côtés d’un enfant différent sont extrêmement bien appréhendés. Et, si j’ai souvent eu les larmes aux yeux, j’ai aussi ri et me suis amusée de certaines situations.

Ce roman est à la fois technique, on en apprend beaucoup sur l’autisme et les obstacles à franchir pour trouver les aides nécessaires utiles au développement de l’enfant, et à portée universelle. Chaque différence, chaque pathologie est confrontée à la même adversité. Il est sensible et émouvant. Et l’amour est présent à chaque ligne : amour maternel, mais aussi filial, fraternel et Amour tout court avec un grand A.

Un roman à l’image de son auteur : bienveillant et engagé.

Editeur : Flammarion
Date de Parution : 31 Octobre 2018
Nombre de pages : 256

Je remercie particulièrement le site Lecteurs.com et les Editions Flammarion pour cette lecture passionnante.

 

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