C’est l’histoire de Liv, étudiante en médecine.

C’est ainsi qu’elle nous raconte l’histoire d’Olivia ou plutôt Liv. Jeune bretonne, étudiante en médecine, elle refuse de s’installer aux côtés de sa mère, médecin généraliste dans un petit village.  Elle choisit plutôt de faire un stage en qualité d’assistante (interne en France) dans le service des urgences d’un hôpital suisse. Là, elle va tout connaître de la vie mouvementée de ces soignant(e)s qui œuvrent jour et nuit pour sauver des vies. Son chef, un certain Nicolas Ponti, n’est pas un gars vraiment facile ! Et pourtant…

Un sujet passionnant

Le sujet est passionnant qui permet de comprendre tout le poids qui pèse sur les épaules de ces médecins et infirmiers. L’envers du décor, voilà ce que Catherine Rolland nous donne à voir dans cet ouvrage que je qualifierai d’addictif tant il est prenant. L’écriture d’une belle simplicité, fluide à souhait, n’est là que pour servir le sujet et lui donner toute la force qui fait l’intérêt du récit.

Bel équilibre entre tension et légèreté.

L’auteure a un sens parfait de l’équilibre qui mêle avec bonheur les moments de tension à d’autres plus légers et certains parfois drôles. Les relations de temps en temps acides et tendues entre collègues, les liens familiaux toujours compliqués, la fatigue des heures de garde, la pression continuelle des supérieurs, tout cela est atténué par des anecdotes pleines d’humour, des descriptions de paysages enneigés, et même une belle histoire d’amour. Mais, si des effluves d’eau de rose et de miel s’immiscent dans le récit, le bip d’une urgence nous replonge vite dans le vif du sujet.

« Soignant(e)s », un roman que l’on a du mal à quitter, un magnifique hommage à toutes celles et tous ceux qui se battent pour nous permettre de continuer à vivre.