Roger Staquet et Paul Ben Mimoun lancés dans une nouvelle enquête .

Roger Staquet est en mauvais état. A la suite d’une mauvaise chute – mais y en a-t-il de bonnes ? – il se retrouve dans un fauteuil roulant bien difficile à manipuler, ce qui n’arrange pas son côté ronchon. Et lorsque Paul, en accord avec Clarisse, son amie journaliste, lui suggère de s’installer dans une maison spécialisée le temps de sa convalescence, il le prend très mal. Mais… voilà qu’un copain, un certain Vanderlinden l’appelle pour lui demander un service. « Sa maman est décédée aux Bleuets, un home [EHPAD en France] situé à Huy, et il trouve sa mort suspecte alors qu’il n’y a pas eu – et qu’il n’y aura pas d’enquête. » Je vous laisse deviner la suite.

Du rififi dans une séniorie.

Du rififi chez les vieux, c’est un peu ce à quoi nous allons assister. L’enquête est bien menée, les personnages ne sont pas tous sympathiques, mais possèdent des particularités qui les rendent attachants : Michèle Baurain, une directrice un peu louche, Henri de la Chevrière, un pensionnaire « qu’on appelle ❛une fin de race❜ », Raymonde « et ses bras tatoués » qui s’occupe à la fois des pensionnaires et des parterres de fleurs, et j’en passe. Et tout ce petit monde va vivre des heures plutôt noires. Car des meurtres, il y en a.

Une écriture fluide, un beau rythme.

L’écriture fluide, belle de simplicité et riche en expressions belges – ce que précisément j’adore – nous promène tambour battant dans les dédales de cette « séniorie » pas si calme que ça. Qui peut bien en vouloir aux locataires a priori paisibles de cette maison dédiée au grand âge ? Vous le saurez en lisant ce nouvel opus réalisé à quatre mains, bien écrit et très enlevé.

Addictif !