Une très jolie couverture, une écriture sensuelle.
De la très jolie couverture beige ornée de fines silhouettes féminines sépia jusqu’à l’écriture d’une belle sensualité, en passant par un côté onirique savamment dosé, ce récit bouleversant m’a tenue en haleine du début à la fin. Il nous raconte la vie de femmes qui vendent leur lait maternel pour faire vivre leur ménage. C’est ainsi que, son fils à peine sevré, Sylvaine accueille chez elle une petite fille de la ville. Et, une nuit… « Au cœur de ce monde palpitant, frémissant, l’oiseau vole, plane jusqu’à la chaumière solitaire, toque à la fenêtre… » Sylvaine sort de sa maison et s’enfonce à sa suite dans la forêt …où elle va découvrir un bébé au pied d’un arbre, une petite fille, un cahier à ses côtés qui raconte son histoire…
La vie rude des nourrices.
Aussitôt se crée un lien très fort entre cette enfant de la forêt et la nourrice. Et c’est naturellement que cette inconnue se substitue à la petite de la ville lorsque cette dernière rend son dernier souffle. La nature a toute sa place dans les pages, le dur travail des femmes à la campagne entre les enfants et les corvées aussi, le tout parfaitement décrit. La vie rude est brossée avec minutie, l’attachement réciproque des nourrices et des enfants dont elles ont la charge, tendrement dépeint. La construction du récit est intéressante qui alterne les chapitres et le journal écrit par la mère de l’enfant trouvé. L’auteure réussit magnifiquement, à travers son écriture impeccable, à décrire le commerce du lait, plutôt méprisable et pourtant prospère. Elle redonne vie à ces femmes invisibles et oubliées.
« Nourrices » est un roman d’une force inouïe qui encense la féminité.
Editeur : Dalva
Date de Parution : 21 Août 2025
Nombre de pages : 272

















Oh, je l’ai lu et j’ai tellement aimé ce livre ! Magnifique ! À lire absolument !
Nous sommes d’accord Mady.