La nouvelle : un genre littéraire que j’affectionne.
Contrairement à beaucoup, la nouvelle est un genre littéraire que j’aime particulièrement. Condenser toute une histoire en quelques pages seulement me paraît un véritable exploit d’équilibriste et je trouve que l’auteure le réussit à merveille dans « L’insulation ». Ces petits textes sont au nombre de quinze et racontent des moments de vie dans cette cité-Etat insulaire d’Asie où elle a posé les pieds en 2020.
Ces nouvelles, je les ai toutes aimées.
Je n’ai pas l’habitude de chroniquer chaque nouvelle même si des préférences peuvent se dessiner pour l’une ou l’autre. Mais ici pas de favoritisme, je les ai toutes aimées pour diverses raisons. J’ai surtout eu le plaisir de retrouver la malice de Julie Moulin, sa propension au mystère, à la cocasserie, le sourire malin que l’on imagine derrière certaines réflexions. Il y a des perroquets, des robots, l’humidité qui joue un grand rôle. Il y a des insectes qui piquent et un homme obsédé par une poubelle. Et puis surtout, il y a Jules et Germaine. Que font-ils, Jules et Germaine ? Qui sont-ils ? Je ne vous le dirai pas, ce serait spoiler.
Ȋle, isolement, dépaysement.
Mais ce que je peux vous dire, c’est que derrière tout cela on sent le dépaysement et aussi l’amour de cette île. C’est drôle et inquiétant à la fois, c’est souvent étrange et en même temps réconfortant. C’est l’univers de Julie Moulin toujours à la limite du réel et du rêve, servi par une écriture légère et limpide, empreinte de poésie. Les chutes sont toutes parfaitement réussies, point important s’il en est dans le domaine de la nouvelle. Et, last but not least, le titre… qui laisse flotter une idée d’insularité, d’isolement et peut-être d’insolation. Insulation : il fallait le trouver !
En un mot, un morceau de vie émouvant. Une lecture captivante.
Editeur : Thiery MARCHAISSE
Date de Parution : 22 Janvier 2026
Nombre de pages : 160
















