Il était une fois, Rocca, Italien d’origine, dans le Jura suisse.
Cette fois, il nous raconte l’histoire de Dino Roccasecca, appelé Rocca. Italien d’origine, il s’est installé dans le Jura suisse et travaille pour l’industrie de précision, plus exactement « … assembleur à la fabrique de caméras Bolex. Il passait ses journées sur la H16. » Angélina, sa femme, meurt quelques jours après la naissance de son fils Ivo. Les épouses de ses collègues se relaient alors auprès du bébé pour l’élever. Quelques années plus tard il rencontre et tombe amoureux de Màša, Tchèque de Moravie. Et ils ont une fille…Jana… particulière…
Grâce et légèreté dans l’écriture.
Ce qui frappe lorsqu’on lit Roland Buti, c’est la grâce et la légèreté de son écriture. Une écriture musicale, sensuelle, toute en élégance. Il mêle la vie de ses personnages aux paysages dans lesquels ils vivent. Il nous raconte aussi l’histoire de la Suisse avec ses forces, comme les fabriques de platines hi-fi, de machines à écrire et de mouvements à musique, mais aussi ses faiblesses. Il y est notamment question des problèmes liés à l’immigration qui pourtant a contribué à sa notoriété, et des mesures prises à l’encontre de qui ne suit pas le droit chemin.
Une métaphore du bonheur
Les petites boîtes à musique, véritable métaphore du bonheur qui ne marchent que si tout le mécanisme est en place, fonctionnent bien. C’est ainsi que Jana, libre et fantasque apprend à ses dépens que dans cette société bien huilée on ne peut faire ce que l’on veut sans être méchamment puni. Et elle se retrouve enfermée « à des fins d’éducation » dans une institution, véritable prison.
Un magnifique roman d’apprentissage, dans le froid et la neige des montagnes du Jura suisse.
Editeur : Zoé
Date de Parution : 10 Janvier 2025
Nombre de pages : 167

















Oh, je pense que j’aimerai ce livre, mais il me semble aussi très triste…
Je t’embrasse