Recueil d’une grande qualité.

Ce n’est pas ce recueil qui me fera changer d’avis sur les qualités extrêmes des nouvelles éditées par cette maison. Exclusivement dédiée à ce genre littéraire en langue française, elle apporte un soin particulier à chacune de ses publications tant par la qualité des textes, que celles de l’objet « livre » dans le choix du papier, la topographie et bien sûr la beauté de la couverture. Mais revenons à l’auteur et ses douze nouvelles dont le thème est lié à l’enfance.  Il n’est pas question, ici, de vous dévoiler les douze récits. Je les ai tous aimés, à des degrés divers. Et une chose est certaine, c’est que j’ai adoré l’écriture. Axel Sénéquier ne recherche pas l’excentricité, il ne se hausse pas du col, il utilise une langue d’une belle simplicité et laisse toute la place à la profondeur du texte.

Des histoires qui parlent d’enfance.

 Comment parler de l’enfance ? Ces petites histoires la racontent au détour d’un souvenir quand tout à coup, adulte, une parole, une image surviennent. C’est le cas pour cette future maman qui, en remplissant un « carnet de grossesse », voit surgir des moments difficiles qu’elle avait enfouis. C’est aussi le cas pour ce garçon en cure de désintoxication dont le père s’est peu occupé. En regardant ensemble un match de foot à la clinique…« But ou pas but ? Le temps s’était comme arrêté. Restera ou partira ? Augustin croisait les doigts. »  Et puis, il y a Cyprien, quarante ans, « figure incontournable de la jet set parisienne » qui après une soirée est … « pressé de rentrer chez lui…et retrouver au plus vite ses seuls amis, ses figurines des Chevaliers du Zodiaque. »

Emotion, nostalgie.

Et de la même manière tous les autres récits portent en eux émotion, nostalgie, regrets, douleur parfois. L’auteur nous montre avec délicatesse, élégance et finesse que l’enfant, en nous n’est jamais loin et mérite qu’on ne l’oublie pas.

Un très joli moment de lecture.