La nostalgie.
« Grand-mère mourut avant l’été…Avec elle, je perdais un monde entier. » A partir de là, l’auteur nous plonge dans un dédale nostalgique de souvenirs ancrés à jamais. Il explore le deuil, les souvenirs de l’enfance liés à une grande maison qui rassemblait la famille le temps des vacances. Dans ce récit tourné autour de la vente de cette maison qui a tant compté pour tous, tous les sens sont sollicités. Les sons, la lumière, les odeurs sont partout. Tout est simple, l’écriture toute en délicatesse et précision, sans fioritures, les phrases courtes et imagées.
Et la Bretagne.
Et puis, forcément, j’y ai retrouvé la Bretagne, MA Bretagne, celle de mon enfance. La maison de mes grands-parents, une ferme. Dans l’unique salle trônaient un lit-clos, une immense cheminée, une longue table en bois brut et un banc de chaque côté. Il fallait bien caser les nombreux enfants – douze en tout. J’ai retrouvé aussi les « coups de cidre » (de « cid » disait ma grand-mère) offerts aux gens de passage. Et la mer « L’eau d’ici vivifiait le corps entier, elle nous rendait heureux et bavards. C’était la récompense de ceux qui la méritaient, qui la voulaient. À ceux qui l’aimaient, la mer d’Iroise se donnait tout entière. »
Un hommage vibrant à la famille.
Sous couvert de souvenirs, Pierre Adrian rend un hommage vibrant à la famille, aux souvenirs qui peuplent nos vies et bien évidemment à la Bretagne. Mais si sa plume est poétique, elle se fait aussi plus acidulée quand il s’agit d’aborder le sentiment de perte lorsqu’il est question de vente et de dépossession. Encore plus dure lorsqu’il aborde, le surtourisme, les hordes d’estivants, la mode Airbnb.
« Le pays des étés » est un roman véritablement poignant sur les souvenirs d’enfance.
Editeur : Gallimard
Date de Parution : 13 Août 2026
Nombre de pages : 180
















