Délicatesse, tendresse, douceur.

L’auteur use de délicatesse, de tendresse, de douceur, d’empathie pour décrire des scènes de la vie quotidienne à hauteur d’ados. Ici, c’est Milo, le personnage principal, rêveur, observateur du monde qui l’entoure. Il décide un jour de commencer une collection pour le moins originale, celle des adieux. « Tout a commencé le 28 août…le jour où Enzo [son] frère a décollé pour Valence…un adieu de crevard » et « Depuis… [Il]mémorise les adieux ratés ; ceux qui tombent à côté, comme une bise qui dérape : on vise la joue et on mange les cheveux. »

Dans ce roman, tout est beau.

Je vais être claire. Dans ce roman j’ai tout aimé : l’écriture, belle, simple, économe de mots pour n’utiliser que les plus justes et donner du punch au texte. La construction qui mêle agréablement les mots de Milo, ceux de son frère Enzo et le fameux cahier bleu confident des adieux. Les personnages : Milo qui m’a fait fondre et que j’avais envie tout au long du récit de serrer dans mes bras. J’avais envie de lui dire que, certes, je n’étais pas sa maman mais que je pouvais faire office de grand-mère aimante. Enzo, le grand frère, parti pour fuir mais « Une légère tristesse [lui] noue un peu la gorge. [Il] pense[s] à [son] père. » Le père taiseux et fou du rangement peut-être pour ne pas penser, pour oublier la maman partie au-delà. Farah, la cousine boxeuse qui cogne à n’en plus finir. Et Léonie arrivée là par hasard et qui va changer beaucoup de choses… Et puis il y a les références à la littérature, au cinéma, à la musique, Gaël Faye… Et tous ces petits détails qui me parlent puisque je lis ce que je suis : Nancy et sa place Stan’, Chartres et sa maison Picassiette. Et, last but not least, ce poème écrit par Milo pour un concours : T Coronéa Borealis, une merveille.

De ce roman, je suis ressortie le cœur serré mais le sourire aux lèvres, sereine et apaisée. Les adieux finalement ne sont que commencements. Epatant !

Editeur : Les livres de la promenade
Date de Parution : 25 Août 2026
Nimbre de pages : 174