Un voyage au cœur des camps d’extermination polonais.

Aussi court, certes, mais aussi puissant. L’auteur nous propose de marcher à ses côtés au cœur des camps d’extermination polonais. Il raconte son voyage, mais surtout nous fait ressentir ses émotions, ses questionnements, ses peurs. Plus qu’une lecture, c’est un cheminement intérieur auquel il nous convie. Pour avoir, il y a un certain nombre d’années, accompagné des élèves lauréats du Concours de la Résistance et de la Déportation au camp de Mauthausen, je peux vous assurer de la pudeur, de la profondeur, de la grandeur de ce récit. Il faut dire que pénétrer dans ces lieux de tortures, c’est ne plus jamais en ressortir.

Entre prose et poésie, une écriture d’une grande beauté.

L’écriture est d’une beauté diaphane, entre prose et poésie. Elle se lit dans un souffle qui traduit parfaitement le souhait de l’auteur : tenter de trouver un sens, garder la mémoire, transmettre, savoir écouter et retenir. L’Histoire, nous apprend-elle quelque chose ? Que savons nous garder de ce qui a été vécu dans l’horreur ?

« Une lumière douce,
dans la mémoire d’un peuple
qu’on a voulu rayer
et qui palpite encore, ici,
dans les interstices.

Le jour brille sur la vieille ville.
mais quelque chose,
en moi,
s’est assombri

avec douceur. »

Ce petit texte, immense de par sa portée, se lit et se relit jusqu’à garder en soi les mots et les sensations qu’ils font naître. Un écrit à étudier dans les établissements scolaires pour ne pas oublier.