Difficile de ne pas spolier.
Comment dire les choses sans spoiler ? Très difficile pour ce journal aux allures de roman, dans lequel se croisent les mots de Manu Causse, père d’Anton et Elias et ceux d’Emmanuelle Debon, mère de David et Youma. Cette maison, ils l’ont choisie pour leur famille recomposée. Les parents sont en bas et les enfants en haut. Et, naturellement, leur vie est faite de hauts et de bas, de rires et de coups de gueule, d’espoirs et de déceptions… normal, non ?
Un mot tant redouté.
Ce qui l’est moins, c’est la nouvelle qui tombe un jour, c’est l’inquiétude qui se transforme en un mot, celui que tout le monde redoute : CANCER. Oui, Youma, dix-huit ans est atteinte d’un cancer. Manu Causse décide de tenir un journal des jours qui passent, Emmanuelle s’immisce aussi dans les pages à coup de textes plus beaux les uns que les autres.
Un hymne à l’amour.
Ce livre est l’hymne d’amour d’un beau-père à sa belle-fille. La langue est belle, empreinte de tendresse autant que d’humour, toute en pudeur et espoir. Et Dieu sait s’il en faut pour affronter un tel bulldozer, ne pas se retrouver écrasé, pour accepter l’inacceptable, pour supporter de telles souffrances. Le personnage de Youma est magnifique qui parvient à sourire, malgré la fatigue, les douleurs. Et puis, il y a le fameux « hallelujah » de Léonard Cohen, sorte de fil rouge, que j’ai écouté en boucle pendant ma lecture…
Une lecture souvent douloureuse.
Difficile, vraiment de dire combien ce fut douloureux parfois de lire certains passages. Mais je dois avouer que tout dans cet ouvrage, même les toutes dernières pages intitulées « Peu après », m’a complètement chamboulée.
Un récit d’une grande force
Editeur : Harper Collins
Date de Parution : 14 Janvier 2026
Nombre de pages : 352
Je remercie chaleureusement Babelio et les Editions Harper Collins
pour cette lecture si émouvante.
















