De Paris à Carnac.

Tout commence pourtant à Paris. Laurie, le personnage principal, est publicitaire. Lors d’une soirée, elle croit avoir rencontré le prince charmant en la personne de Dan Morand, responsable de l’agence Publi’Art. Hélas, il n’en est rien et le pire advient. Sur les conseils d’une amie, elle décide de partir pour quelques semaines à Carnac, histoire de se remettre de ses échecs à la fois sentimentaux et professionnels. Il pleut, la mer est déchaînée et elle arrive dans l’appartement qu’elle a loué. Elle sera la seule résidente de l’aile droite de l’immeuble. Dans celle de gauche, une seule personne aussi, Alice Lassalle, qui y vit à l’année. Laurie va faire la connaissance de trois jeunes femmes sympathiques, flanquées de conjoints difficiles à supporter. Et surtout elle rencontre un homme séduisant, Cédric Langon, un tantinet énigmatique. Mais bientôt… des meurtres viennent interrompre la quiétude hivernale de ce petit paradis breton…

Un rythme lent mais des recherches fouillées.

Comme dans ses autres opus, Jean-Marc Perret distille les informations au compte-gouttes. Le rythme est lent, les recherches sont fouillées, les personnages disséqués tour à tour. Il ne lésine pas non plus sur les paysages décrits avec minutie, sas de paix au milieu des recherches menées avec sérieux par le lieutenant Léon Bérard et l’adjudant Yves Le Dantec. Des chapitres alternés nous font découvrir la vie des uns et des autres, les interrogatoires menés, les réactions des protagonistes. Au fur et à mesure les soupçons se portent sur l’un et l’autre, sans résultats probants. Entre rencontres et balades le long de la côte, Laurie, elle aussi, se pose beaucoup de questions.

L’écriture est simple et fluide. L’équilibre entre morts violentes et environnement idyllique est parfait. Le suspens est bien maintenu tout au long du récit. Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman lu en en deux après-midi.