Chroniques Littéraires

A ceux qui se croisent – Pauline MAURENC

A ceux qui se croisent – Pauline MAURENC

 

Avis :  ★★

La lecture du premier roman de Pauline Maurenc, « A ceux qui se croisent », m’a été proposée dans le cadre d’une Masse Critique Privilégiée de Babelio.

Respectueuse des cadeaux que l’on m’offre, et désireuse de réaliser une chronique honnête, je suis allée au bout de ce roman de près de cinq cents pages. Je l’ai lu avec une grande attention et sans oublier la moindre ligne… mais, voilà…

L’histoire de Lucy Descalis, devenue aphone et partie à New-York sur un coup de tête pour avoir appris que son mari menait une double vie avec femme et enfant depuis dix ans ne m’a pas enthousiasmée. Près de cinq cents pages, ce fut trop pour moi. Elaguée de la moitié, le texte aurait sans doute été plus « pêchu », plus dynamique, moins redondant.  L’histoire en aurait été plus claire, moins touffue, moins torturée. Je n’ai, à aucun moment, ressenti quelconque empathie pour cette femme de cinquante ans, pourtant confrontée à des questions existentielles sans doute dignes d’attention, pas davantage pour Paul, scénographe, qu’elle rencontre dans un cimetière de Nice et retrouve aux Etats-Unis, ni finalement pour aucun des personnages, si ce n’est peut-être pour Léonora, la mère de Laurent, le fameux mari infidèle. Si sur la couverture, il est question d’un exilé grec, ce dernier a peu d’envergure à mes yeux, l’instituteur du haut pays niçois n’est pas plus remarquable et la vieille Jaguar, carrément anecdotique. Il reste Leonard Cohen, souvent cité et qui apporte une note musicale au texte.

Ma lecture aurait pu être légère, même parfumée à l’eau de rose. Elle n’a rencontré que répétitions, tergiversations, atermoiements, le tout nimbé d’un sirop trop sucré pour moi. L’amour indécis, l’analyse de soi, du passé m’ont empêchée d’entrer dans cette histoire. La fin, sorte de valse à mille temps au son de « je t’aime, moi non plus » m’a profondément ennuyée. Ni la qualité de l’écriture, sa beauté même dans certaines illustrations de paysages, ni la construction en trois parties calquées sur la renaissance progressive de la voix de Lucy et à ce titre très intéressante, n’ont réussi à éveiller mon intérêt.  Il eût pourtant suffi de presque rien, peut-être quelques pages de moins…

Chacun lit avec ce qu’il est et je reste persuadée que ce premier roman trouvera son lectorat. Je remercie le site Babelio et les Editions Robert Laffont.

Editeur : Robert Laffont
Date de Parution : 18 Avril 2019
Nombre de pages : 480

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