Chroniques Littéraires

Quand sort la recluse – Fred VARGAS

Quand sort la recluse – Fred VARGAS

Avis : ★★★★

Fred Vargas, je n’en suis pas une spécialiste et ne connais pas l’ensemble de ses titres, mais j’ai toujours aimé les ouvrages que j’ai eu l’occasion de lire. C’est la raison pour laquelle, je me suis empressée de choisir, dès son arrivée à la bibliothèque dans laquelle j’œuvre en qualité de bénévole, « Quand sort la recluse », son dernier roman. Et le plaisir fut au rendez-vous.

Ce n’est que subrepticement, alors que l’on s’intéresse déjà à une histoire de mari, d’amant et de femme écrasée sous les roues d’un 4×4, affaire réglée d’un coup de cuillère à pot par le célèbre commissaire Adamsberg, qu’apparaissent les recluses. De quoi je parle ? Mais des recluses ! Comment, vous n’avez jamais entendu parler de la Loxosceles Rufescens ? Il semblerait bien qu’elle soit à l’origine de trois morts dans la région de Nîmes et… évidemment, ça intrigue le commissaire.

Si vous connaissez Fred Vargas, vous imaginez bien que nous sommes partis pour un voyage dans le monde des arachnides, apparemment tueuses et que nous saurons tout d’elles.

Le titre est magnifiquement choisi puisque « recluse » est le maître mot de ce roman qui revient si souvent qu’il eût été intéressant d’en faire le compte. Le compte de mots, le conte aussi d’ailleurs, car c’est d’une légende dont il est question et qui nous est narrée au même rythme que les recherches menées par les enquêteurs, Jean-Baptiste Adamsberg en tête. Car il en est certain, les recluses ne peuvent tuer. Il s’agit bien de meurtres.

Et, même si dans la brigade l’entente n’est pas, me semble-t-il, aussi cordiale que d’habitude, Danglard fait la tête et ne veut pas suivre son commissaire, les recherches avancent à coup de garbure (une soupe à tout) dans le restaurant du coin, de cigarettes fumées par un commissaire qui ne fume pas mais qui les achète pour son fils afin de lui en chaparder, de voyages aux quatre coins de la France en voiture ou en train, sans oublier le Madiran. Bref ! Le rythme est endiablé qui nous entraîne de Paris à l’île de Ré en passant par Palavas, le Vaucluse, Rochefort ou encore Nîmes. Les mots se suivent, s’enlacent, fusent et l’on assiste à un véritable ballet d’expressions. Car l’écriture de la romancière est magnifique qui joue avec les mots choisis à la perfection, utilisés toujours à bon escient et imagés à souhait :

« D’accord, mais Landrieu le troisième, n’a rien à faire avec la Bande des recluses. On a un étoc, là. Etocs. Ces rochers immergés sur lesquels s’éventrent les bateaux. Voisenet avait été élevé en Bretagne. »

Et l’intrigue dans tout ça ? Un Madiran grand cru !

Editeur : Flammarion
Date de parution : 6 Mai 2017
Nombre de pages : 480

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